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Duchamp iniciateur de l'art que l'on connaît.

Depuis que Duchamp a cassé les codes des différentes académies de son époque, il a ouvert la voie à une nouvelle conception de l’art qui perdure encore aujourd’hui. En reniant (ou ayant été renié par) les différentes tendances artistiques institutionnalisées de son époque, il fait savamment la promotion de ses gestes artistiques, complètement inattendus, quelques peu désapprouvés par ses contemporains, ce qui offre de nouvelles possibilités formelles. Son travail mime une déconstruction du savoir-faire artistique, déplacé, dans un univers qui prend une matière sociale et philosophique. L’art ne réside plus dans l’application de la technique, ni dans la juxtaposition de lois esthétiques, mais dans la prise de conscience du geste artistique, comme une idée qui se sculpte avec toute l’/la (in)conscience de l’artiste; Et qui finit par lui échapper. (cf: Le processus créatif Marcel Duchamp) La poésie du langage est le moteur de l’oeuvre duchampienne, proposant rythmes et narrations d’image. L’oeuvre devient donc, grâce à Duchamp, une idée qui se fixe à son stade le plus avancé, une énigme visuelle, qui peut donc maintenant utiliser n’importe quel médium.

« L’art peut être bon, mauvais ou indifférent mais que, quelle que soit l’épithète employée, nous devons l’appeler art: un mauvais art est quand même de l’art comme une mauvaise émotion et encore une émotion » Marcel Duchamp.

Sans le passage antérieur de Duchamp; Un artiste contemporain tel que Jacques Lizène n’aurait pu exister. Si Duchamp avait choisi le silence pour parler de son travail, Lizène quant à lui, rigole, s’amuse à déprécier son travail. Il s’autoproclame artiste médiocre faisant partie de « l’art nul ». La mise à niveau proposée par Duchamp a tellement été retravaillée et redigérée, qu’aujourd’hui se pose la question d’une politique exagérée de la promotion du geste artistique, qui tend vers la fabrication d’objets en série, qui commencent à avoir un coefficient artistique qui s’approche peu à peu d’une valeur nulle. Le concept devenant de plus en plus présent, le geste artistique final apparait parfois comme décevant, l’oeuvre devient donc un objet qui perd peu à peu sa force. Alors Lizène est un idiot. Mais quel bel idiot. Un idiot qui va à l’encontre des préceptes de son époque, et qui a trouvé un langage qui lui est singulier. L’apparente mauvaise touche de Lizène, le mauvais goût dont il fait preuve, et les associations loufoques bricolées, ajoutées à un humour parfois douteux, génère un dispositif critique du système de l’art contemporain qui glorifie le mauvais comme le bon art, et crédibilise certains artistes plutôt que d’autres. La facture irrégulière de Lizène comme une manifestation d’un manque de savoir-faire manuel, générant sa poésie visuelle et rendant la reproduction de ses oeuvres dans leur intégralité plus complexe. Les reproductions de l’oeuvre de Lizène donnent donc une idée générale de son travail, sans pouvoir en montrer les énigmes, ce qui permet donc de continuer à faire vivre le rapport charnel entre l’oeuvre et le spectateur, cette expérience unique de la rencontre sensible.

Un artiste héritier de Duchamp comme Lizène, confirme que pour être un artiste promu aujourd’hui, il faut connaître pour pouvoir comprendre les industries culturelles, afin de bien assurer la réception du geste artistique dans les institutions qui le font vivre. Et ainsi, assurer la transition du projet, de l’atelier à la galerie, pour qu’il existe en tant qu’art reconnu et incontesté.

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The Cremaster I, Matthew Barney, 1995

Dans ce film de Matthew Barney, le montage est basé sur la succession de plans, dans des décors différents, qui s'enchaînent, dans un mouvement de boucle continue. Pourtant la narration est à la fois déliée, multiple tout en respectant une certaine unité. L'image est claire, nette et contrastée ou paraît parfois épurée. Elle paraît parfois acide au point de la percevoir quasiment comme virtuelle. Une esthétique de la diffusion mise en parallèle avec des choses sobres et classieuses, définie dans un mouvement protocolaire, structural, contraint, ce qui amène la notion philosophique de vie humaine, ses schémas, ses principes, sa structure sociale, et, les codes générés par cette structure.

La femme est à l'horizontale, calée sur une forme cylindrique se resserrant au milieu dans une pièce blanche complètement rembourrée, capitonnée. Je pense à la fécondation, la femme paraît pleine de T.O.C, elle fait de petits gestes doux qu'elle répète, et petit à petit parvient à percer la pièce qui la cloisonne. Il n'y a pas de référence directe à la nature, mais l'ont ressent le monde et la nature de l'homme. L'acte de la fécondation, l'introduction, l'attente, le flottement.

Barney joue et nous place devant un spectacle du monde moderne (qui se veut moderne) pour montrer le décalage entre l'homme et l'Homme. Il détourne et (se) joue de l'idolâtrie. La femme à l'horizontale paraît être une déesse antique, mais dans des canons qui correspondent aussi à ceux établis aujourd'hui. Les danseuses dans le stade peuvent être assimilées à des majorettes, une fanfare, des danseuses de spectacle. Il crée des personnages mutants, à mi-chemin entre créature intelligente (l'esprit) et l'animal (le corps).

La fanfare dans le stade bleu est une scène assez étrange, au-delà de la réalité de l'action filmée, on a l'impression d'une structure mouvante, qui pourrait être une peinture abstraite constructiviste ou même proche de la vision sociale de Mondrian dans ses toiles, une société cloisonnée, et en même temps diffuse et infinie qui se mouvrait, et, à l'intérieur du quel s'installerait un équilibre.

Il confronte l'idée de mélancolie sociale à travers la projection du mode de fonctionnement collecitif recensé (la force administrative, une frontière et un compromis entre l'esprit et le corps, elle permet d'assouvir ses besoins naturels de manière civilisée), à l'idée d'à peu près qui réside dans la nature, le hasard, l'apparition justement de l'animalité humaine à travers la vie. Dans le décor la nature est presque niée mais on la retrouve chez l'homme dépersonnalisé en le confrontant au groupe.

L'homme subit sa structure, il est désigné par sa condition d'individu au sein du groupe, de la communauté, enfermé dans tout son pragmatisme. Il suit des schémas cycliques toujours rythmés par les saisons, devenus quasiment machinaux, il ne sait plus pourquoi et toute sa vie il cherche un sens, cette épopée étant sculptée par sa confrontation au réel.

Je pense que Barney fait sentir les limites de la projection mentale humaine, en montrant les caractéristiques propres à l'humain, ses instincts qu'il subit et ne peut réfréner. La gravité de l'esprit qui prend conscience de cet état, est palpable, et c'est en cela que je trouve que Cremaster est un dispositif qui pousse aussi à l'introspection, car il mime un structure cloisonnée imposée à l'homme par l'homme, pour se protéger de lui-même, lui demandant de feindre la tenue. L'humain qui se perd dans sa machinerie sociale, dans un silence tragique. Tout en restant un être vivant et naturel dans un monde domestiqué.

Autoportrait vert

autoportrait vert

Marie Cosnay, sommeil profond.

Longtemps, j'ai tenté de lutter. Lutter contre le sommeil, contre ce sommeil qui m'empêchait de vivre. Des devoirs, des droits, une journée bien remplie et pourtant mon esprit ne veut pas s’éteindre, mon corps, lui, est exténué. Mes paupières sont aussi lourdes qu'un âne mort, mon esprit bouillonne, il en veut plus. Il en veut plus plus. Ma journée n'est pas finie. Après mes obligations passées, je dois, cette nuit sera la dernière, préparer mes obligations futures. Ma concentration vacille aussi facilement que mes paupières. Suis-je dans le réel ? Suis-je éveillé ? Ou suis-je pris au piège d'un rêve qui semble plus concret que ma journée passée ? La fatigue est-elle la clef du sommeil ? J'ai l'impression que mon travail avance tout seul. Je me réveille, j'ai le nez collé sur le cahier, la typographie masse ma joue, et s’imprègne en elles. La page est presque terminée, plus qu'un autre, puis une autre, encore une autre, et ainsi jusqu'à ce que j'ai la sensation de fin. Je recherche la fin, mais la fatigue me pousse a pré-maturer la venue de cette dernière. Ça y est, j'ai fini. Du moins j'en ai eu l'impression. J'ai aussi l'impression d'être dans le concret, et ma tête se heurte contre le bureau, je me re-réveille, j'ai mal au casque. Je n'ai pas fini, ni ma nuit, ni mon texte, ni mes projets. Je suis piégé dans ce micro-réveil, vais-je me rendormir ? Vais-je dormir ? Vais-je pouvoir finir de finir ce que je dois finir ? Ou vais-je simplement finir par m'endormir lâchement ? Tout à coup,je tombe, saute, m’évanouis, que sais-je encore ? Une chose est sûre, le sol se dérobe sous mes pieds. Je chute, je chute dans l'infini, sursaute et attéri à ce même bureau. La lampe me brûle la rétine, je ferme les yeux pour ne plus être ébloui, mais du coup, je ne voie plus mon travail, j'essaie de rouvrir les yeux, mais là, avant ma dernière tentative, j’oublie, j’oublie le travail qu'il me reste à finir, j’oublie le bureau, j’oublie la lampe, j’oublie ma cigarette précédemment allumée. Ce que je n'oublies pas par contre, c'est mon lit, mon lit dont j'ai sciemment refusé l'accès à mon propre corps pour ce soir. Je n'oublie pas non plus qu'il aurait fallu que je compte quelques centaine de brebis galeuses avant de m'endormir. Je n'ai pas eu le temps cette fois-ci. Puis j'oublie, j'oublie tout, avant que le film nocturne ne commence. Ca y est je suis parti, parti dans une histoire qui s’achèvera dès l'aube.

Deleuze et pickpocket

Deleuze dans cette conférence décrit l'acte de la création comme un acte de résistance. A la manière de Michel qui vole pour en quelques sortes s'exclure de la société, et donc lui résister.

Cette conférence de Deleuze m'a permis de me rendre compte de certaines choses. Tout d'abord l'acte de création serait un acte, un moyen de résistance. Je comprends son point de vue, cela dit j'ajouterais un bémol, puisque cette acte de résistance dépend de l'état d'esprit du créateur. Je m'explique. Si une personne corrompue crée, alors sa création sera elle aussi corrompue? Donc fausse? A mon avis, oui, la création peut être un moyen de résistance, seulement si le créateur est assez objectif pour faire la part des choses. Cela dit, faire la part des choses, et connaître le rapport entre le bien et le mal, s'avère, en ayant vue pickpocket, être flou, voire brouillé, en fonction du contexte. Michel vole. Michel ne vit quand même pas comme un roi, pourtant c'est un voleur. Il vole pour subvenir à ses besoins naturels. Et pourtant, même en volant pour subvenir à ses besoins, le vol est quand même répréhensible. Et c'est comme un acte, qui croit, qui progresse, qui évolue. Le vol devient alors un automatisme voire même une drogue.

Un pont entre les méthodes de création entre Deleuze et Bresson est visible selon moi. Tous deux décortiquent méticuleusement, point par point, afin de suggérer au spectateur, une idée générale, dans laquelle flottent plusieurs micro-idées. A travers les plans de mains de voleurs, Bresson suggère, le vol à l'arrachée, rapide, efficace, technique, et nous montre cette technique de larcin, à travers des plans serrés sur les mains de Michel. Dans le cas de Deleuze, pour nous faire arriver au point où il affirme que la création est un acte de résistance, il décortique toute les notions dont il a besoin pour expliquer cette idée plus générale, il parlera donc, de l'idée, de l'information, de la compétence, du parcours, etc… Comme Bresson utilise la main pour signaler le larcin.

Tous deux, renommés dans leurs propres domaines, philosophie et cinéma, on se rend vite compte qu'un philosophe peut nourrir le cinéma, autant que le cinéma peut nourrir la philosophie. Les disciplines se lient, se superposent se complètent. Je pense que Deleuze a une façon assez sculpturale de voir les choses. Il décrit point par point l'acte de création, en piochant des exemples à droite et à gauche, il fait exactement pareil que Bresson avec ses plans qui sont des coins d'images, des bribes d'action qui constituent une histoire sur laquelle vient se greffer un son qui ajoute une complexité à la compréhension de l'image, une complexité qui selon Deleuze permet de cacher un message derrière le message. Le tout formant une espèce de souvenir cinématographique, une architecture, une sculpture autant de temps que d'idée. Alors on est en droit de se demander si l'acte de création dans quelque domaine que ce soit dépend d'une méthodologie commune, le même genre de connexion des synapses, mais avec des liens qui dépendent de notre propre parcours, de nos choix, de nos aptitudes. Comme si le fait que Michel devienne un pickpocket, induisait qu'il allait suivre le même parcours que tous les autres voleurs mais avec sa propre éthique, sa propre morale.

Départ en vacances, le lendemain d'un jour d'arrivée.

C'est le temps des vacances, il est l'heure de partir, de quitter son doux foyer. Arnachons nos bricoles à notre véhicules et prenons la route. La durée du trajet est variable, mais une seule chose est sure c'est la destination finale. Arrivons dans cet espace qu'est le camping. Déballons nos affaires, et continuons nos vies.

Lionel

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Pascale

MULETTE LE BEAU

A l'attention de madame CHAIX

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Le pensoir du 05/12/12

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Le cinéma expérimental

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Le pensoir

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Les Damnés de la Terre

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Le corps utopique

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L'hétérotopie

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